Je suis psychologue clinicienne de formation. J’ai travaillé dix ans comme thérapeute d’enfants, ensuite j’ai abandonné pour suivre un mari diplomate. J’ai donc beaucoup voyagé.

J’ai toujours aimé écrire. Jouer avec les mots, avec les phrases a toujours été un plaisir.

J’ai voulu être lue le jour où le monde s’est effondré autour de moi. Je vivais au Rwanda au début du génocide en 1994 et cette violence extrême qui s’est déployée sous mes yeux a brisé toutes mes convictions. Par la suite, j’ai eu l’impression d’avoir des choses à dire et, d’une certaine façon, d’être obligée de le faire. Par le récit d’abord. J’ai publié deux récits édités chez les éperonniers sur le génocide au Rwanda et sur ma présence dans le pays. Par la fiction ensuite. Il y a toujours de la tragédie du Rwanda entre les lignes de ce que j’écris. Je continue à écrire des romans et ne pourrais m’empêcher de le faire. Deux romans ont déjà été édités, un troisième le sera au cours du premier semestre 2018.

 

Je suis persuadée que l’écriture, même la fiction, est un témoignage. Nous ne pouvons écrire qu’à partir de ce que nous sommes. Même si nous inventons des histoires, le point de départ ne peut être que nous-même. Nous avons tous à témoigner : de ce que nous sommes, ce que nous avons été, ce que nous faisons, ce que nous avons fait, ce que nous avons vu et compris, ce que nous ressentons… Chaque personne est une source infinie de témoignages, d’histoires passionnantes à raconter. Voilà pourquoi je  trouve enthousiasmant de participer à l’élaboration de biographies, d’histoires vécues qui ne sont pas les miennes, mais que je prendrai beaucoup de plaisir à rendre agréables à lire.